Histoire de la Coupe du Monde de football

La Coupe du monde de la FIFA a été créée le 28 mai 1928 et se définit comme le championnat du monde des sélections nationales professionnelles masculines (en savoir plus sur la Coupe du Monde de football). Cette compétition mondiale est ouverte à toute équipe reconnue par la Fédération Internationale de Football Association. Sa première édition s’est tenue en Uruguay en 1930 et, depuis, a lieu tous les quatre ans.

Aux origines du Mondial de football

Dès la création de la FIFA en 1904, le projet de mettre en place une compétition mondiale s’impose. À tel point qu’en 1906, une toute première édition est initiée par le dirigeant de l’époque, le néerlandais Carl Hirschman. Le lieu (Suisse) et le format (4 poules de 4 équipes) sont même arrêtés. Le projet est finalement enterré en août 1905 lorsque les fédérations des 16 pays censés y participer ne confirment finalement pas la présence de leur équipe. Après cet échec, Hirschman souhaite faire reconnaître le tournoi olympique de football (dont le premier a lieu en 1908) comme étant le championnat du monde de football amateur. La Première Guerre mondiale en 1914 bloque cependant l’initiative. Les tournois olympiques de Paris (1924) et d’Amsterdam (1928), avec respectivement 14 et 17 équipes, deviennent donc officiellement les premiers championnats du monde de football.

Élu à la tête de la FIFA en 1921, Jules Rimet, avec l’aide d’Henri Delaunay, secrétaire général de la Fédération française de football association (FFFA), s’affaire à la création d’une nouvelle compétition internationale. C’est ainsi qu’est votée, le 26 mai 1928, la création de la première édition de la Coupe du monde de football association. Un an plus tard, cette dernière est confirmée pour l’année 1930 et son organisation est confiée à l’Uruguay alors double-championne olympique en titre. Il est également décidé que la Coupe du monde se déroulerait tous les quatre ans, les années paires, de sorte à alterner avec les Jeux Olympiques. De plus, au contraire du Comité International Olympique (CIO), la FIFA autorise la participation de toute équipe amateure comme professionnelle (le tournoi olympique étant réservé aux formations amateures). Retrouvez les chiffres marquants sur la Coupe du monde (nation la plus titrée, meilleur buteur…).

1930 : L’histoire de la coupe du monde est lancée

La première édition de la Coupe du monde se déroule donc à Montevideo (Uruguay) entre le 13 et le 30 juillet 1930. Alors que la FIFA souhaitait obtenir la participation de seize équipes, seules treize y prennent finalement part. Sur ces dernières, quatre sont européennes (la Belgique, la France, la Roumanie et la Yougoslavie) et les neuf autres proviennent du continent américain. Après un peu plus de deux semaines de compétition, la finale voit s’opposer l’Argentine et l’Uruguay, le pays hôte. Portée par son public de l’Estadio Centenario, la Celeste s’impose 4 buts à 2 et remporte la première Coupe du monde de l’histoire.

Pour l’anecdote, le premier match de l’histoire oppose la France et le Mexique. Lucien Laurent inscrit le premier but lors d’un Mondial et la sélection tricolore s’impose 4 buts à 1.

Nation participante à la Coupe du monde 1930
Uruguay
Argentine
Bolivie
Brésil
Chili
Paraguay
Pérou
États-Unis
Mexique
France
Belgique
Yougoslavie
Roumanie

1934 – 1938 : Avant la guerre, l’Italie domine de mondial de football

Dans un contexte européen marqué par la montée du fascisme et une crise économique en toile de fond, l’Italie du Duce, Benito Mussolini, accueille la deuxième édition de la Coupe du monde. En réponse à un engouement jugé trop faible de la part des européens en 1930, l’Uruguay, tenante du titre, refuse de participer à la Coupe du monde 1934 qui regroupe pourtant 32 nations (soit 19 de plus que la précédente). Après la mise en place d’un tour préliminaire visant à réduire le nombre d’équipes à 16, l’Italie de Vittorio Pozzo affronte l’Espagne en quart de finale. Alors que la rencontre se termine sur un match nul (1-1 a.p), ce dernier est donc rejoué le lendemain. Cette fois, grâce à un but du nerazzurri Giuseppe Meazza, les italiens se qualifient pour les demi-finales où ils retrouvent l’Autriche. Une nouvelle réalisation de l’attaquant milanais permet aux siens de se qualifier pour la finale. Face à eux, la Tchécoslovaquie, qui a dominé l’Allemagne (1-3) dans l’autre demi-finale, se casse les dents sur la Squadra Azzura et est battue 2 buts à 1 lors des prolongations.

En 1938, c’est la France qui est chargée de l’organisation du Mondial. Trente-six pays prennent part à l’épreuve mais l’Uruguay et l’Angleterre refusent toujours d’y participer. Autre grande absente, l’Espagne se voit obligée de renoncer à sa place, le pays étant plongé dans la guerre civile. Alors que seize équipes devaient participer à la phase finale, l’Autriche est indexée par l’Allemagne et seuls quinze pays sont donc présents. Certains joueurs autrichiens sont cependant intégrés à la Mannschaft mais le meilleur élément de l’époque, Matthias Sindelar, refuse de jouer pour un pays ayant asservi le sien. Après deux matchs d’anthologie face à la Pologne puis à la Tchécoslovaquie, le Brésil retrouve l’Italie en demi-finale mais est éliminé 2 buts à 1. En finale, l’Italie affronte la Hongrie (tombeur de la Suède 5-1 en demi-finale) et l’emporte 4 à 2. Dans un stade Yves-du-Manoir de Colombes comble (45.124 spectateurs), l’Italie devient la première équipe de l’histoire a remporté le trophée à deux reprises (consécutives).

1942 – 1950 : 8 ans de suspend

Alors que l’organisation de la Coupe du monde 1942 débute, l’attaque de la Pologne par les forces allemandes en 1939 entraîne l’interruption de cette dernière avant même que le pays hôte n’ait été désigné.  Il faut attendre juillet 1946 pour que la FIFA ne reprenne pleinement son activité. C’est également à l’occasion du congrès de Luxembourg, le 26 juillet, que l’organisation décide de renommer la Coupe du monde en trophée “Jules Rimet”, en hommage à son président.

À l’occasion de ce congrès, plusieurs choix marquants sont décidés :

  • La Coupe du monde sera désormais jouée tous les deux ans (au lieu de tous les 4 ans jusqu’alors).
  • Elle sera jouée les années impaires pour parer à la concurrence des Jeux Olympiques.
  • Le Brésil obtient l’organisation de la Coupe du monde 1949 et la Suisse celle de 1951.

En 1948, la FIFA décide cependant de revenir sur sa décision et la périodicité habituelle est rétablie. Le Mondial brésilien est alors déplacé à l’année 1950 et le Suisse en 1954.

Après l’annulation des éditions 1942 et 1946, c’est en 1950 que se tient la quatrième Coupe du monde de l’histoire. L’Angleterre décide, pour la première fois, de s’affilier à la FIFA et prend donc part, aux côtés de 32 autres nations, au tournoi. Construit pour l’occasion, le mythique stade Maracana accueille notamment 150.000 spectateurs pour une rencontre entre le Brésil et la Yougoslavie (2-0). Il est important de noter que cette édition est marquée par le fait que c’est la seule de l’histoire où aucun match à élimination directe n’est joué (la phase finale se joue sous la forme d’une poule entre les 4 équipes ayant terminé en tête de leur groupe). Le 16 juillet 1950, devant 200.000 personnes entassées dans la Maracana de Rio, le Brésil et l’Uruguay s’affrontent lors d’une rencontre décisive pour la victoire finale. En effet, il ne suffit que d’un point aux locaux quand la victoire est impérative pour leurs opposants. Flamboyant tout au long de la compétition, le Brésil est cependant défait 2 buts à 1, sur ses terres, provoquant un réel traumatisme pour son peuple. La Celeste soulève son deuxième trophée, elle qui n’avait pas participé aux éditions 1934 et 1938.

1954 : “Le miracle de Berne”

La cinquième édition de la Coupe du monde se tient en Suisse. Grande favorite de la compétition, la Hongrie, le “onze d’or hongrois”, de Puskas et Kocsis, marque de son empreinte le début du tournoi avec une victoire 9-0 sur la Corée du Sud et un large succès 8-3 sur la RFA qui avait déjà la tête tournée vers son match d’appui contre la Turquie (qu’elle remporte 7 à 2, leur ouvrant la porte des quarts de finale). Lors de cette édition se dispute le match le plus prolifique de l’histoire de la compétition puisque Suisses et Autrichiens se retrouvent en quart de finale et que la rencontre tourne en faveur des locaux qui l’emportent 7 buts à 5.

Non sans quelques difficultés, les hongrois se qualifient pour la finale du tournoi après des victoires face au Brésil et à l’Uruguay. Cette demi-finale entre l’équipe favorite et les deux fois champions du monde demeure aujourd’hui comme l’un des plus beaux matchs de l’Histoire du football (4-2). Dans le match décisif, les Magyars retrouvent une étonnante RFA qui a surclassé tous ses précédents adversaires. Alors que la Hongrie est considérée comme grande favorite, elle s’incline finalement, à la stupeur générale, 3 buts à 2 face aux allemands alors qu’elle menait de 2 buts.

Avec une moyenne de 5,4 buts marqués lors de la compétition (140 en tout) et plus de 900.000 spectateurs au total, le Mondial 1954 reste une réussite totale.

1958 – 1962 – 1970 : Les étoiles auriverde

C’est en Suède qu’est organisé le Mondial 1958. Alors que l’Italie ne parvient pas à se qualifier pour la phase finale, la compétition est également marquée par le jeu offensif de l’équipe de France, notamment portée par son duo Kopa-Fontaine (ce dernier inscrit 13 buts en 6 matchs et demeure aujourd’hui le meilleur buteur de l’histoire sur un même exercice). Malgré cela, les tricolores sont battus en demi-finale par le Brésil du jeune Pelé (5-2). Les sud-américains retrouvent le pays hôte en finale et l’emportent logiquement (5-2). La France termine quant à elle à la troisième place du tournoi.

En 1962, le Chili accueille la Coupe du monde. La France ne parvient pas à s’y qualifier. Dans un football dont le style de jeu se tourne désormais vers l’importance de l’aspect défensif, le pays hôte rallie les demi-finales mais bute finalement sur le Brésil de Garrincha. En finale, face aux Tchécoslovaques du futur Ballon d’Or, Josef Masopust, les auriverde s’imposent 3 buts à 1 et s’offrent un second titre d’affilée.

Alors que l’Angleterre remporte l’édition 1966 à domicile (voir plus loin), la Coupe du monde s’invite au Mexique en 1970. 75 pays prennent part aux qualifications, un record dans la compétition. Malgré cela, la France, la Hongrie, le Portugal et l’Argentine ne parviennent pas à accéder à la phase finale du tournoi. Dominant facilement le tournoi et portée par le talentueux Pelé, la sélection brésilienne remporte sa troisième Coupe du monde aux dépens de l’Italie qu’elle bat 4 buts à 1 en finale.

1966 – 1974 – 1978 : Les pays hôtes à l’honneur

L’édition post-chilienne de 1966 se déroule en Angleterre. À domicile, les Three Lions sont avantagés tant par le fait de jouer tous leurs matchs à Wembley que par l’arbitrage. Lors de cette Coupe du monde, la Corée du Nord est l’invitée surprise, étant parvenue à éliminer l’Italie pour rallier les quarts de finale (où elle sera défaite par le Portugal et Eusébio, auteur d’un quadruplé). Les anglais se qualifient pour la finale en ayant successivement sorti l’Argentine puis cette même sélection lusitanienne. Ils retrouvent ensuite la RFA sur laquelle ils prennent le meilleur en l’emportant 4 buts à 2 notamment grâce à un doublé de l’attaquant de West Ham, Geoffrey Hurst, en prolongations. L’Angleterre est sacrée pour la première fois de son Histoire.

Après le succès brésilien de 1970, le Mondial 1974 est organisé en Allemagne de l’Ouest donnée “grande favorite” contrairement aux Pays-Bas qui semblent avoir du mal à appréhender les demandes tactiques de Rinus Michels, leur entraîneur. Au fur et à mesure de la compétition les rôles s’inversent, l’Allemagne se montrant décevante contrairement aux bataves qui proposent un “football total” (qui se définit par le fait de faire participer chaque joueur aux phases offensives comme défensives en fonction des moments de la rencontre). Après avoir passé les deux phases de poules, Allemands de l’Ouest et néerlandais se retrouvent en finale. Alors que les Pays-Bas virent en tête dès la 2è minute de jeu (le but le plus rapide dans une finale de Coupe du monde), les locaux parviennent à renverser la situation et à finalement s’imposer 2 buts à 1 grâce aux buts de Paul Breitner et Gerd Muller.

1982 : L’Italie voit triple

En Espagne, c’est la première fois que vingt-quatre équipes participent à une phase finale de Coupe du monde. Le premier tour est notamment marqué par le match entre la Hongrie et le Salvador, les Magyars l’emportant 10 buts à 1. Difficilement qualifiés pour le second tour, les italiens l’emportent cependant face à la Pologne en demi-finale. L’autre demie oppose la France et la RFA et demeure, aujourd’hui encore, un des matchs les plus marquants de la sélection tricolore et de l’Histoire générale du football. Alors que la rencontre se termine sur un score de parité (1-1), les Bleus prennent deux buts d’avance en début de prolongation. Les allemands parviennent à égaliser et même à s’imposer dans la toute première séance de tirs au but en Coupe du Monde. La rencontre est également marquée par l’agression subie par le défenseur tricolore Patrick Battiston, contraint de sortir du terrain après un violent choc avec le portier adverse, Harald Schumacher, qui n’a finalement pas été sanctionné par l’arbitre. En finale, la Mannschaft s’incline finalement 3 buts à 1 face à l’Italie de Paolo Rossi, meilleur buteur de la compétition.

1986 : L’Argentine sur le toit du monde

Alors qu’elle devait se dérouler en Colombie, la Coupe du monde 86 se tient finalement au Mexique. La compétition est notamment marquée par le quart de finale entre l’Angleterre et l’Argentine rentré dans la légende grâce à la célèbre “Main de Dieu” inscrite par Diego Maradona à la 51è minute de la rencontre. Dans cette même rencontre, le génie de l’Albiceleste inscrit un autre but marquant dans les mémoires. Après avoir dribblé 6 joueurs anglais, il se débarrasse du gardien Peter Shilton et s’offre l’un des plus beaux buts de l’Histoire. En demi-finale, les joueurs sud-américains prennent le meilleur sur la Belgique grâce à un nouveau doublé de leur génie (élu meilleur joueur du tournoi), avant de soulever la Coupe en battant la RFA sur le score de 3 buts à 2 en finale. La France termine à la 3è place et Gary Lineker termine meilleur buteur du Mondial.

1990 : La revanche allemande

En Italie, le Cameroun surprend l’Argentine en ouverture du tournoi et devient même la première équipe africaine de l’Histoire à se qualifier pour les quarts de finale de la compétition. Les Lions sont cependant éliminés par la RFA, futur vainqueur de l’épreuve après sa victoire 1 but à 0 sur l’Albiceleste.

1994 – 1998 – 2002 : Le Brésil et la France dominent

Les États-Unis organisent cette 15è édition de la Coupe du monde à laquelle ne sont pas qualifiés la France, l’Angleterre, le Danemark (alors champion d’Europe en titre) ou encore le Portugal. De plus, la compétition est également marquée par le forfait de Diego Maradona, contrôlé positif au test antidopage avant le début du tournoi. La Suède et la Bulgarie, qui élimine notamment la France, sont les deux surprises de ce Mondial. Éliminant respectivement ces deux sélections, le Brésil et l’Italie se retrouvent devant 94194 spectateurs au Rose Bowl de Pasadena. Après que le temps réglementaire se soit terminé sur un 0-0, la victoire se joue aux tirs au but pour la première fois de l’Histoire. C’est finalement la sélection auriverde qui en sort vainqueur après les échecs de Roberto Baggio et de Daniele Massaro.

174 pays sont inscrits aux éliminatoires à la Coupe du monde 1998 en France : Un record ! C’est également la première fois que 32 équipes prennent part à la phase finale. Le Brésil accède une nouvelle fois à la finale et y est opposé au pays hôte. Après avoir éliminé le Paraguay et l’Italie, les Bleus s’imposent face à la Croatie en demi-finale, Lilian Thuram inscrivant un doublé, ses deux seules réalisations sous le maillot tricolore. La France est finalement sacrée championne du monde pour la première fois après une victoire 3-0 contre le grand Brésil avec un nouveau doublé, cette fois de Zinédine Zidane, et un but d’Emmanuel Petit.

En 2002, c’est la première fois que deux pays organisent conjointement la Coupe du monde puisque le Japon et la Corée du Sud en sont chargés. Les tenants du titre français sont éliminés dès le premier tour sans inscrire un seul but. La Corée du Sud est quant à elle l’une des révélations de la compétition, parvenant à se qualifier pour les demi-finales. L’Allemagne se qualifie pour la finale en disposant des Tigres d’Asie et y retrouve le Brésil, porté par Ronaldo, auteur de 8 buts dans la compétition. Ce dernier inscrit un doublé face à la Mannschaft pour offrir un cinquième titre, la “Penta”, aux brésiliens.

2006 – 2010 – 2014 – 2018 : L’Europe incontestée

En 2006, à domicile, l’Allemagne rejoint les demi-finales de son Mondial. Portée par les cinq buts de Miroslav Klose, la Nationalmannschaft tombe finalement face à l’Italie. Après une phase de poule compliquée, la France se qualifie aussi pour la finale après avoir éliminé l’Espagne, le Brésil et le Portugal. Face à la Squadra Azzura, les Bleus dominent et ouvrent le score grâce à une subtile panenka de Zinedine Zidane, sorti de sa retraite pour disputer la compétition. Matteo Materazzi parvient à égaliser sur corner avant de faire sortir le numéro 10 français de son match, qui lui assène un coup de boule provoquant son expulsion du terrain pour le dernier match de sa carrière. Les italiens s’imposent finalement aux tirs au but après que David Trezeguet n’ait loupé le sien. Une défaite qui reste gravée dans les mémoires de tous les français.

L’Afrique du Sud accueille l’édition 2010, une première pour un pays africain. Ce Mondial est notamment marqué par les éliminations précoces des deux derniers finalistes, la France secouée par l’histoire du bus de Knysna. Alors qu’ils impressionnent, le Brésil et l’Argentine sortent finalement dès les quarts de finale. L’Uruguay parvient à se qualifier en demi-finale mais tombe face aux Pays-Bas. L’Espagne se défait de l’Allemagne pour se qualifier à la première finale de Coupe du monde de son Histoire. Au terme d’un match vierge en but, il faut attendre la 116è minute des prolongations pour voir Andrés Iniesta offrir le sacre mondial à la Roja.

La Coupe du monde 2014 se tient au Brésil pour la seconde fois de l’Histoire. L’Espagne est éliminée dès la phase groupe et le Costa Rica et la Colombie se qualifient pour les quarts de finale pour la première fois. Le meneur des Cafeteros, James Rodrigues, réalise un grand tournoi avec 6 buts inscrits dont un d’anthologie face à l’Uruguay. La sélection sud-américaine est cependant éliminée par le Brésil qui est lui-même humilié 7 buts à 1 en demi-finale par l’Allemagne, un véritable traumatisme pour tout le pays. En finale, les hommes de Joachim Low retrouvent l’Argentine de Lionel Messi, qualifiée aux dépens des Pays-Bas. Au mythique Maracana de Rio, les allemands s’imposent en prolongations grâce à un but décisif du jeune Mario Gotze, héros de toute une nation.Vingt-quatre ans après leur dernier sacre, la Mannschaft s’offre un quatrième titre mondial.

C’est la Russie qui est chargée d’organiser la Coupe du monde 2018. Alors que l’Italie et les Pays-Bas ne s’y qualifient pas, l’Allemagne ne passe pas le premier tour. Encore une fois, la “malédiction” du champion en titre qui ne passe pas la phase de groupes frappe. Pour la cinquième fois de l’Histoire, quatre équipes européennes composent le dernier carré de la compétition. La France vient à bout de la Belgique (1-0) quand la Croatie se défait de l’Angleterre (2-1 a.p). En finale, la France déroule et l’emporte 4 buts à 2, remportant ainsi sa deuxième étoile. À cette occasion, Didier Deschamps devient le troisième homme, après Mario Zagallo et Franz Beckenbauer, à remporter la Coupe du monde en tant que joueur puis entraîneur.