Coupe du Monde de Football

La Coupe du monde de football est une compétition internationale qui se tient tous les quatre ans. Elle est organisée par la Federation Internationale Football Association et a vu sa première édition se dérouler en 1930. Au cours de ce tournoi, 32 équipes se disputent le trophée, aussi connu sous le nom de la “Coupe Jules Rimet”, en hommage au président de la FIFA (entre 1921 et 1954). Pour plus d’informations sur les qualifications, les matchs et les résultats, découvrez nos articles sur l’actualité de la Coupe du monde.

Que faut-il savoir sur la Coupe du Monde ?

Format de la Coupe du monde de football

La phase de poules lors de la Coupe du monde a été instaurée dès la première édition en 1930 (en savoir plus sur l’histoire de la Coupe du Monde de football). Ce “mini-championnat” avait pour intérêt que les équipes européennes, ayant dû faire un long voyage en bateau, ne soient pas dans l’obligation de rentrer directement après un match si ces dernières étaient éliminées. Ainsi, les premiers de chaque groupe peuvent accéder aux demi-finales.

Cependant, dès 1934, le format du tournoi évolue. Une phase de qualification est organisée en amont de la phase finale avec pour but de limiter le nombre de participants à cette dernière. De fait, chaque confédération de la FIFA (Afrique, Asie, Amérique du Nord, centrale et Caraïbes, Amérique du Sud, Europe et Océanie) se voit attribuer un quota de places pour chaque zone. Les formats de ces tours qualificatifs diffèrent selon les confédérations et des barrages intercontinentaux sont mis en place.

Différents systèmes sont utilisés par la FIFA au cours des éditions suivantes :

  • La coupe “intégrale” des huitièmes à la finale (1934 et 1938)
  • Le championnat “intégral” avec 4 groupes dont les vainqueurs accèdent à la phase finale (1950)
  • Quatre poules de quatre équipes permettant de désigner huit quarts de finalistes et dont la fin du tournoi se dispute au cours de matchs à élimination directe (entre 1954 et 1970)
  • Un championnat durant lequel un second tour de poules (remplaçant les quarts de finale) et dont les seuls matchs couperets sont les finales (1974 et 1978)
  • Une phase finale qui passe de 16 à 24 clubs, augmentant ainsi le nombre de poules à 6 dont les douze qualifiés sont à nouveau divisés en 4 poules de 3 équipes. La compétition se concluant ainsi sur des demi-finales et une finale (1982)
  • 6 poules de 4 équipes dont les 2 premières de chaque groupe sont qualifiées ainsi que les quatre “meilleurs” troisièmes. 16 équipes participent donc à la phase finale qui débute à l’occasion des huitièmes de finale (entre 1986 et 1994)

Depuis l’édition 1998, le nombre d’équipes participantes a été augmenté à 32. La phase finale est constituée de huit poules de 4 et de 16 qualifiés pour les huitièmes de finale.

En 2017, le nouveau président de la FIFA, Gianni Infantino, et le conseil mondial de l’organisation décident de faire passer à 48 le nombre de sélections qualifiées pour la phase finale et ce, dès l’édition 2026. 16 poules de 3 équipes seront constituées et la phase éliminatoire débutera dès les seizièmes de finale.

Le trophée de la Coupe du Monde

Pour la première édition de la Coupe du monde, Jules Rimet commande un trophée au sculpteur français Abel Lafleur. Entre 1930 et 1970, le vainqueur se voit donc remettre une statuette en or reposant sur un socle composé de fines pierres. Cette dernière est nommée “Victoire ailée” en référence à la représentation d’Athéna Nike, déesse de la victoire, qui figure sur celle-ci. Alors que la Seconde Guerre mondiale sévit, Ottorino  Barassi, vice-président de la FIFA, conserve la statuette sous son lit pour éviter qu’elle ne soit subtilisée par les forces nazies. En 1946, le précieux sésame est baptisé “Coupe Jules Rimet” en hommage à son commanditaire.

20 ans plus tard, alors que l’Angleterre est chargée de l’organisation du Mondial (et donc de la sécurité du trophée), la statuette est dérobée et c’est un petit chien qui la retrouve, jetée dans une poubelle. En 1970, alors que le Brésil remporte son troisième mondial, la sélection auriverde se voit donner l’honneur de conserver définitivement la Coupe. Cette dernière est cependant volée dans les locaux de la fédération brésilienne en 1983 et une réplique en est donc réalisée.

Un nouveau trophée, dessiné par Silvio Gazzaniga et produite par l’entreprise Bertoni, voit le jour en 1974.

Carte d’identité de la Coupe du Monde de la FIFA

  • Dimension : 36,5 cm de haut
  • Poids : 6,175 kg
  • Matières : Or 18 carats (75%) et malachite (deux morceaux dans le socle)
  • Signes distinctifs : Les noms des vainqueurs du tournoi sont gravés sous la coupe et peuvent l’être jusqu’en 2038

Coupe du monde : l’étoile du vainqueur

Chaque équipe qui remporte au moins une fois la Coupe du monde se voit octroyer le droit de faire figurer une ou plusieurs étoiles (en fonction du nombre de sacres) sur son maillot. C’est en 1974 que cette pratique est instaurée lorsque le Brésil arbore 3 étoiles au-dessus du logo du pays. L’Italie puis l’Allemagne imitent par la suite  la sélection sud-américaine. Suite à cela, tous les précédents vainqueurs n’ayant pas encore d’étoiles se la font broder sur le maillot.

Pour l’anecdote, seul l’Uruguay possède plus d’étoiles (4) que de victoires en Coupe du monde (2). Cela s’explique par le fait que la Celeste avait, en 1924 et 1928, remporté les Jeux Olympiques, étant alors la compétition mondiale la plus importante.

Le badge de Champion du monde

La pratique de porter un badge sur son maillot est récente. En effet, elle a été instaurée en 2008 par la FIFA qui autorise ainsi le champion du Monde en titre à arborer le FIFA Champions Badge sur son maillot. Entre 2008 et 2010, c’est l’Italie, alors vainqueur du tournoi en 2006, qui a été la première équipe à l’utiliser. Depuis, toutes les nations championnes du monde l’ont imité.

Le règlement de la Coupe du monde depuis 1930

Il faut remonter à la Coupe du monde 1938 pour voir les joueurs porter des numéros sur leurs maillots pour la première fois. Le premier remplacement de joueur a lieu le 24 juin 1953 dans un match opposant la Norvège et la Sarre, d’un commun accord entre les deux fédérations et à l’unique condition que le joueur soit blessé au cours de la première mi-temps. Il faut attendre la Coupe du monde 1970 pour que la règle des remplacements sans raison spécifique voit le jour. Chaque équipe a alors le droit de procéder à deux changements. C’est ainsi qu’au cours d’une rencontre entre l’URSS et le Mexique le 31 mai 1970, Viktor Serebryanikov cède sa place à son coéquipier Anatoli Puzach à la 46ème minute du match. C’est en 1995 que se généralise ensuite la règle des trois changements puis même des quatre en 2018 (3 + 1 en cas de prolongations).

Avant 1994 et l’instauration de la victoire à trois points, seuls deux étaient attribués à l’équipe vainqueur. De plus, lors de cette même année 1994, après l’Euro 1992 remporté par le Danemark et marqué par le nombre de passes en retrait au gardien danois, la FIFA décide de l’interdire pour inciter les équipes à développer un jeu offensif. Lors de l’édition 2002, le nombre de joueurs pouvant être appelés pour disputer la phase finale du tournoi passe de 22 à 23. En 2010, la FIFA impose également que son drapeau, celui du fair-play ainsi que ceux de la confédération et des deux pays en lice soient hissés à l’occasion de chaque rencontre. De plus, l’hymne officiel de l’organisation doit être joué lorsque les deux équipes pénètrent sur la pelouse. Viennent ensuite, ceux des deux nations participantes à la rencontre.

Les différents pays organisateurs de la Coupe du Monde et les stades des finales

Depuis 1930, seules les éditions 1942 et 1946 ne se sont pas tenues en conséquence d’une organisation bancale de la FIFA qui avait voulu faire évoluer la périodicité du Mondial pour que ce dernier ne soit pas exposé à la concurrence des Jeux Olympiques. Voici donc ci-dessous les différents pays organisateurs de l’épreuve ainsi que les stades dans lesquels se sont déroulées les différentes finales.

Année  Pays organisateur(s) Stade de la finale 
1930 Uruguay Estadio Centenario (Montevideo)
1934 Italie Stadio Nazionale del PNF (Rome)
1938 France Stade olympique Yves-du-Manoir (Colombes)
1950 Brésil Maracanã (Rio de Janeiro)
1954 Suisse Stade du Wankdorf (Berne)
1958 Suède Rasunda Stadium (Stockholm)
1962 Chili Estadio Nacional de Chile (Santiago du Chili)
1966 Angleterre Wembley (Londres)
1970 Mexique Estadio Azteca (Mexico City)
1974 Allemagne de l’Ouest Stade olympique (Munich)
1978 Argentine Estadio Monumental (Buenos Aires)
1982 Espagne Estadio Santiago-Bernabéu (Madrid)
1986 Mexique Estadio Azteca (Mexico City)
1990 Italie Stadio olimpico (Rome)
1994 États-Unis Rose Bowl (Los Angeles)
1998 France Stade de France (Saint-Denis)
2002 Corée du Sud – Japon Stade international (Yokohama)
2006 Allemagne Stade olympique (Berlin)
2010 Afrique du Sud Soccer City Stadium (Johannesburg)
2014 Brésil Maracanã (Rio de Janeiro)
2018 Russie Stade Loujniki (Moscou)

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